Je l’ai VU…

Publié: 11 avril 2012 dans Déambulations
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Je l’ai vu, le portail bleuâtre franchi, là au fond de la cour derrière les portes vitrées donnant sur la galerie déserte, comme une salle des pas trouvés à 500 m de la gare St Lazare. Inhabituellement, il est partout, en chaussettes sur un parquet du bout du monde ou en contre-jour dans un hôtel thaï. Son pinceau a relevé les traits, a brossé les ombres et débordé parfois la marie-louise. Même l’exquise couverture de Aqui Te Espero est transfigurée de gouache ou d’aquarelle.

Une petite volée de marches plus bas, dans un labyrinthe devenu carnet de voyages du chanteur de rock, voyages où les avions peuvent avoir encore des hélices et des carlingues rutilantes, voyages dans un dédale créatif d’un brouillon – la quintessence de la création – ratures comprises, ses toiles sont devenues photos, les photos tableaux. Ses Nikon et Pentax étalent leur litanie à l’entrée comme pour affirmer l’authenticité des clichés ainsi caviardés. Nombreuses sont les réminiscences, les redites mais, telles le texte de « Face Aux Objets », ces photos connues étonnent par une rature par ci, une coulure par là. Et c’est tellement excitant de voir des tirages de ces images sorties d’un livre ou d’un album.

Le catalogue de N. Comment

Le catalogue de N. Comment

Mais la secousse m’est venue des photos de Nicolas Comment, un Mexico plus Calexico que Mariano, évidemment, aux couleurs alanguies, aux modèles si sensuels, aux atmosphères puissantes et troubles. La visite est courte mais forte et se termine sur la table d’expo riche en raretés et collectors de Nicolas mais aussi son prochain album en avant-première ainsi que « La Terre Endormie » de Manset qui sort ces jours-ci chez Filigranes Editions. Amis, précipitez-vous à la Galerie VU,http://www.galerievu.com/detail_exposition.php?id_exposition=117&id_photographe=76? Vous n’y verrez peut-être pas de nouvelles photos mais vous y trouverez la sérénité et plein de collectors !

Une pellicule de Manset

Une pellicule de Manset

La veille, l’endroit bruissait des convenus des vernissages, les photos mexicaines et sensuelles du photographe vous accueillaient au rez-de-chaussée. Au milieu des ouvrages de l’un et l’autre, celui-ci signait ses textes et ses images tandis que l’autre y allait de ses paraphes rares ou barrait d’un trait une photo glacée.

Bref, je n’ai toujours pas vu Manset : j’avais pas de carton !

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