Archives de la catégorie ‘Amabilités’

Je sais c’est un peu tard pour parler de lui mais Denis Robert est un grand journaliste. On ne lui confiera jamais le 20 heures télévisuel (et c’est bien dommage) mais c’est le genre à passer des années sur une enquête pour la peaufiner, la décortiquer, l’autopsier pour finir par l’exposer magistralement. Quand on lit ses bouquins – parce qu’il n’y a pas beaucoup de journaux en France, prêts à dévoiler des vrais scandales, qui mettent bien souvent en scène des dirigeants politiques, financiers, policiers, de la presse, etc.

Je n’ai jamais trop bien compris l’Affaire Clearstream car il y a trop de ramifications, trop de protagonistes de tous bords. Ce que j’ai compris en revanche, c’est que c’est vraiment une sale affaire. On dirait un roman d’espionnage mais on est dans la réalité. Les acteurs s’appellent J. Chirac, Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa, dit Nicolas Sarkozy, Dominique de Villepin, les services secrets, des magistrats et, bien sûr, nos amis les banquiers qui ne manquent jamais une occasion d’extorquer du fric à moindres frais.

Seulement, celui qui écrit n’est pas un romancier. Il a des informations vérifiées, il a des sources bien vivantes et manifestement bien informées. Le scénario s’écrit tout seul et même les protagonistes se retournent contre celui qui écrit. Des menaces, des agressions verbales et physiques, des procès comme s’il en pleuvait contre l’auteur le journaliste.

Mais, manifestement, trop c’est trop et Denis Robert jette l’éponge! Couvert de condamnations pour diffamation, victime de pressions de tous bords, le journaliste abandonne au bout de 9 ans son enquête et écrit sur son blog son dernier message concernant cette affaire.

Alors oui : une censure relayée par la justice, les hommes politiques et les journaux qui se taisent, ça ne s’appelle pas de la censure mais C’EST de la censure.

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Coucou me revoilou

Publié: 22 janvier 2014 dans Amabilités
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Il y a maintenant plusieurs années, je vous ai laissé-e-s sur votre faim avec une fin inachevée, c’est à dire sans fin. Vous mesurez déjà, dès la première phrase, l’état de décomposition avancée dans laquelle mon écriture est désormais trempée, et bien trempée !

Les choses étant ce qu’elles sont jusqu’à preuve du contraire, avec le bénéfice du doute et la présomption d’innocence, ne mégotons pas, je me suis permis de les canaliser, les remettre dans leur lit – faute de mieux – et de retitrer ce nouvel-ancien blog avec un morceau muratien de derrière les fagots. Comme un incendie ne vient jamais seul (proverbe pompier et rat-taupier), je repars de zéro MAIS, dès qu’un mien ami bloggueur m’aura gentiment dépanné, je devrais vous recoller ici tous les anciens articles.

Ça suffira pour aujourd’hui et bonjour chez vous !

Ce qu’on peut dire, au moins, c’est que cela fait débat.
Il faudrait être totalement sourd, aveugle et imbécile pour affirmer que la culture étasunienne, je préfère à américaine, car il y a d’autres pays en Amérique, même du Nord, ne domine pas le monde depuis de longues années.

Prenons un seul exemple : le rock. L’origine est incontestablement afro-américaine. C’est une musique de rebelles. Le blues est bien une musique de résistance à l’esclavage des noirs africains, kidnappés en Afrique pour venir travailler (mais peut-on parler de travail sans salaire?) dans les champs de coton des colons américains, eux-mêmes émigrés d’Europe. Et c’est bien ça qui fait la particularité de la culture américaine : le mélange des cultures du monde, à l’origine. Cette volonté farouche des premiers colons de faire des States le pays de la liberté, les a poussés à fondre leur culture d’origine, dans une NOUVELLE culture, inexistante, fabriquée de toutes pièces pour faire « américains » (en génocidant d’ailleurs, au passage, les indigènes amérindiens). L’imposition de l’anglais comme langue commune en est un des signes les plus évidents. Dès le départ, donc, c’est la naissance d’une culture de « recyclage » qui donnera cette ouverture formidable à la culture étasunienne. Pour en revenir au rock, cette musique noire, de rebellion, de résistance qu’est le blues, et dans une moindre mesure le jazz, sera habilement recyclée par des blancs (avec quelques noirs au milieu, quand même). Cette musique de l’énergie, de la rebellion, de la résistance parle un langage universel, parle au monde entier, à la jeunesse du monde entier.
Il faut toutefois se souvenir que le mot rock, ou rock’n’roll a été inventé par un animateur de radio, dont j’oublie le nom, présentement. Les médias, déjà, donc. Tous les ingrédients de la propagation de la culture étasunienne sont déjà là : rebellion recyclée par les médias pour en faire un produit (les Inrocks ont publié récemment un hors série où l’on trouve une parfaite illustration de ce phénomène, corruption des animateurs de radios comprise), désir d’universalité, imposition de la langue anglaise au plus grand nombre, « digestion » de toute contestation dans un divertissement. Tout l’art est assujetti, aujourd’hui, à cette dictature, douce et acceptée par le plus grand nombre, de la culture dominante étasunienne.
Raison de plus pour s’en méfier car le plus grand nombre a rarement raison… Mais cela n’enlève rien au génie d’un certain nombre d’artistes ou de femmes et d’hommes des Etats-Unis. Je ne connais pas d’équivalent européen sur le plan de la création, de l’inventivité, de l’originalité, à Woody Allen, The Marx Brothers, Michaël Moore, Leonard Cohen, James Ellroy, Jim Harrison, David Bowie, The Pixies, Andy Warhol, Marylin Monroe, John Cassavetes, Paul Auster, etc. J’en oublie, évidemment.
Le contraire, statistiquement parlant, serait extraordinaire. Mais le nombre ne vaut rien devant les individus. Et c’est pourquoi, le reste du monde recèle aussi de génies, que la culture dominante n’a de cesse de recycler, ou, à défaut d’oublier, au mieux d’anéantir, au pire. Et surtout, cela ne donne à aucun peuple ou groupe, le droit de se décréter la lumière du monde. Les français sont un peu plus chatouilleux, à tort, sur ce point, en raison du fameux « siècle des lumières ». Quelle connerie!
Mais tant qu’on parle, on échange, on produit du sens, on grandit. On revit.

Remarque : Pour une analyse philosophique éclairée de la culture (étasunienne, en particulier), je recommande H. Arendt, « La crise de la culture ».

C’est bien le propre de la condition humaine que chaque génération nouvelle grandisse à l’intérieur d’un monde déjà ancien, et, par suite, former une génération nouvelle pour un monde nouveau traduit, en fait, le désir de refuser aux nouveaux arrivants leurs chances d’innover.
« La crise de la culture ».

Tiens! Je vais peut-être ajouter ça dans l’en-tête du blog. Ou alors : « Que la force soit avec toi. » Faut voir.

Voilà. La course est bien derrière nous, les collectes se sont achevées le 30 juin dernier. L’événement en lui-même s’est super bien déroulé. Grâce à votre mobilisation Sol En Si a été la 2ème association à avoir le plus collecté (22 500 €) et à avoir le plus grand nombre de coureurs (41). 

C’est un très beau souvenir et nous referons la course sans doute l’année prochaine. 
Les dons collectés pour Sol En Si serviront en priorité à la rénovation de la crèche de Bobigny et également au financement de la Maison des Enfants que nous venons d’ouvrir au Togo (pour les enfants orphelins et atteints du VIH eux-mêmes). 
A titre personnel je suis très ému de votre mobilisation et vous en remercie vraiment très très sincèrement. 

Vous me permettrez de tous vous embrasser fort.

Ce n’est pas que j’encouragerais la fraude dans les transports en commun, bien au contraire, mais il y a des matins où l’on se dit qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans l’organisation des contrôles.

Hier, lundi donc : le retour pénible du week-end au travail, dès potron-minet une escouade – et je pèse mes mots – composée de contrôleurs des Courriers de l’Ile de France (C.I.F.) qui, je le rappelle sont grassement subventionnés par la région Île de France et le Conseil général du Val d’Oise, donc l’argent des contribuables – nous -, de contrôleurs de la S.N.C.F. Transilien, rémunérée largement pour ses loyaux services par le Conseil Régional d’Île de France – qui a quasiment intégralement financé la rénovation des R.E.R. D – et de fonctionnaires de police (nationale ou intercommunale, je n’ai pas eu le temps de vérifier ?) – s’est abattue sur le flot des travailleurs matutinaux pour contrôler les titres de transport à la descente du bus et à l’entrée de la gare.

Vous voyez le genre, les C.I.F. contrôlent une première fois les titres et les Transiliens recommencent dix mètres plus loin dans le cas où le travailleur matutinal aurait balancé entre-temps son passe Navigo à 109 €. Toute cette opération sous le regard amical de nos pandores en tenue de combat (celle des manifs, ce doit être donc la police nationale…) pour prévenir toute rébellion ou émeute éventuelle. Á mon avis, ils ont dû résoudre l’affaire Antony Hawat pour être aussi disponibles si tôt le matin !

Moi qui ait franchi la frontière polono-belarus en train, ça m’a rappelé de merveilleux souvenirs. D’autant plus que c’était à peu près à la même heure dans le petit matin encore gris, il ne leur manquait que les fusils-mitrailleurs – à moins que je ne les ai pas vus dans mon demi-sommeil.

Pour un retour de week-end, c’était un tout petit peu stressant mais, bon, on comprend. S’il y a moins de fraude, les tarifs pourront enfin baisser et les transports en commun seront enfin à la portée de tous. Plus de transports en commun confortables = moins de solitaires pollueurs en automobile à moteur diesel ! L’ambiance rafle du Vel d’Hiv’ était peut-être un peu pesante mais c’est le lot de tous les citoyens d’un État de plus en plus policier. Passons !

On prend son mal en patience quand on se rend compte aussi que nous sommes à la fin du mois et que l’objectif de cette opération coup de poing est un message aux resquilleurs patentés et récidivistes : dans deux jours vous pourrez vous procurer un titre de transport tout neuf et vous n’aurez plus rien à vous reprocher la prochaine fois. Vous serez comme les autres, traités comme du bétail dangereux mais vous n’aurez pas d’amende ! Re-passons !

Dans le RER, les conversations vont bon train (!), vous connaissez les français, banlieusards de plus, râleurs, toujours un peu resquilleurs, tout ça est bon enfant et quasi-oublié le soir.

Mais dès le lendemain, aujourd’hui, donc, c’est « retour vers l’enfer » ! Non seulement l’équipe des contrôleurs est de retour, ils ont perdu leurs flics de protection et ils sont d’une humeur massacrante – les voyageurs aussi, forcément ! Pour faire bonne mesure, le bus R1 est en retard et le RER D est en avance ! Et là, ça s’est vraiment gâté quand il s’est avéré qu’en outre les portillons automatiques transiliens – vous savez ceux où une fois sur deux, vous restez bloqué dedans parce qu’il se ferment, brutalement, trop vite et où, si vous avez la taille pas trop fine, vous ne passez carrément pas dedans – ne fonctionnent qu’une fois sur deux et il y en a un carrément en panne !

Vous ne me croirez sans doute pas mais il n’y a pas eu d’émeute à la gare de Fosses-Survilliers, ce matin ni de contrôleur agressé !

Mais peut-être qu’aujourd’hui, les pandores ont mis la main sur les assassins de Antony, ça doit être pour ça qu’ils n’étaient pas là. Faut positiver, non ?!

Publié: 31 août 2007 dans Amabilités

badge_green Grâce à Mondemo, j’apprends qu’aujourd’hui c’est le « blogday », le jour des blogs, quoi! Je la remercie de cette information que j’ignorais complètement mais comme je ne savais même qu’il y avait un jour des secrétaires et une fête mondiale des enfants, ça ne m’étonne pas. En général, ce sont même des « fêtes » que j’ignore superbement, car la plupart ne sont, en fin de compte, que des prétextes à nous bombarder de publicités ciblées pour acheter des fleurs, des parfums, des cravates ou de l’électroménager quand elles ne commémorent pas carrément une tuerie quelconque quoique sanglante (fête des mères, par exemple).

Alors voilà le principe :

1 . On sélectionne 5 blogs sans évidemment oublier d’en avertir les auteurs desdits blogs,

2. Il faut poster le 31 août,

3. Il faut ajouter le BlogDay tag et un lien vers le site BlogDay .

Mes 5 blogs du jour (de l’année?) :

Le blog de Sy! que je trouve plein d’humour noir et d’auto-dérision et tellement beau,

Au pays d’Akka, qui est, en fait, une entrée dissimulée vers un monde fantastico-réaliste où la poésie est le mode d’expression,

Le blog de Pierre pour son délire permanent, salvateur et qui donne à penser, ce qui n’est pas si courant de nos jours,

Pour une France plus fraternelle, animé par Augustine de Kervalec, toujours frais et rebondissant,

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui. Ce ne sont pas forcément mes blogs préférés mais je m’y retrouve souvent ces derniers temps.