Voilà. La course est bien derrière nous, les collectes se sont achevées le 30 juin dernier. L’événement en lui-même s’est super bien déroulé. Grâce à votre mobilisation Sol En Si a été la 2ème association à avoir le plus collecté (22 500 €) et à avoir le plus grand nombre de coureurs (41). 

C’est un très beau souvenir et nous referons la course sans doute l’année prochaine. 
Les dons collectés pour Sol En Si serviront en priorité à la rénovation de la crèche de Bobigny et également au financement de la Maison des Enfants que nous venons d’ouvrir au Togo (pour les enfants orphelins et atteints du VIH eux-mêmes). 
A titre personnel je suis très ému de votre mobilisation et vous en remercie vraiment très très sincèrement. 

Vous me permettrez de tous vous embrasser fort.

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Ce n’est pas que j’encouragerais la fraude dans les transports en commun, bien au contraire, mais il y a des matins où l’on se dit qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans l’organisation des contrôles.

Hier, lundi donc : le retour pénible du week-end au travail, dès potron-minet une escouade – et je pèse mes mots – composée de contrôleurs des Courriers de l’Ile de France (C.I.F.) qui, je le rappelle sont grassement subventionnés par la région Île de France et le Conseil général du Val d’Oise, donc l’argent des contribuables – nous -, de contrôleurs de la S.N.C.F. Transilien, rémunérée largement pour ses loyaux services par le Conseil Régional d’Île de France – qui a quasiment intégralement financé la rénovation des R.E.R. D – et de fonctionnaires de police (nationale ou intercommunale, je n’ai pas eu le temps de vérifier ?) – s’est abattue sur le flot des travailleurs matutinaux pour contrôler les titres de transport à la descente du bus et à l’entrée de la gare.

Vous voyez le genre, les C.I.F. contrôlent une première fois les titres et les Transiliens recommencent dix mètres plus loin dans le cas où le travailleur matutinal aurait balancé entre-temps son passe Navigo à 109 €. Toute cette opération sous le regard amical de nos pandores en tenue de combat (celle des manifs, ce doit être donc la police nationale…) pour prévenir toute rébellion ou émeute éventuelle. Á mon avis, ils ont dû résoudre l’affaire Antony Hawat pour être aussi disponibles si tôt le matin !

Moi qui ait franchi la frontière polono-belarus en train, ça m’a rappelé de merveilleux souvenirs. D’autant plus que c’était à peu près à la même heure dans le petit matin encore gris, il ne leur manquait que les fusils-mitrailleurs – à moins que je ne les ai pas vus dans mon demi-sommeil.

Pour un retour de week-end, c’était un tout petit peu stressant mais, bon, on comprend. S’il y a moins de fraude, les tarifs pourront enfin baisser et les transports en commun seront enfin à la portée de tous. Plus de transports en commun confortables = moins de solitaires pollueurs en automobile à moteur diesel ! L’ambiance rafle du Vel d’Hiv’ était peut-être un peu pesante mais c’est le lot de tous les citoyens d’un État de plus en plus policier. Passons !

On prend son mal en patience quand on se rend compte aussi que nous sommes à la fin du mois et que l’objectif de cette opération coup de poing est un message aux resquilleurs patentés et récidivistes : dans deux jours vous pourrez vous procurer un titre de transport tout neuf et vous n’aurez plus rien à vous reprocher la prochaine fois. Vous serez comme les autres, traités comme du bétail dangereux mais vous n’aurez pas d’amende ! Re-passons !

Dans le RER, les conversations vont bon train (!), vous connaissez les français, banlieusards de plus, râleurs, toujours un peu resquilleurs, tout ça est bon enfant et quasi-oublié le soir.

Mais dès le lendemain, aujourd’hui, donc, c’est « retour vers l’enfer » ! Non seulement l’équipe des contrôleurs est de retour, ils ont perdu leurs flics de protection et ils sont d’une humeur massacrante – les voyageurs aussi, forcément ! Pour faire bonne mesure, le bus R1 est en retard et le RER D est en avance ! Et là, ça s’est vraiment gâté quand il s’est avéré qu’en outre les portillons automatiques transiliens – vous savez ceux où une fois sur deux, vous restez bloqué dedans parce qu’il se ferment, brutalement, trop vite et où, si vous avez la taille pas trop fine, vous ne passez carrément pas dedans – ne fonctionnent qu’une fois sur deux et il y en a un carrément en panne !

Vous ne me croirez sans doute pas mais il n’y a pas eu d’émeute à la gare de Fosses-Survilliers, ce matin ni de contrôleur agressé !

Mais peut-être qu’aujourd’hui, les pandores ont mis la main sur les assassins de Antony, ça doit être pour ça qu’ils n’étaient pas là. Faut positiver, non ?!

En 1943, un chimiste prend accidentellement quelques gouttes d’un produit qu’il vient de synthétiser dans un but de recherche médicale. Les effets de ce produit l’incite à reproduire l’expérience dès le lendemain. Il n’est pas déçu par ce premier trip à l’acide de toute l’histoire.

En effet, le centenaire qui vient de s’éteindre le 29 avril 2008 est l’inventeur du fameux LSD-25, compagnon de route (!) de toute la période psychédélique mais aussi arme de guerre potentielle exploitée sur des cobayes humains laissés dans l’ignorance par la C.I.A.

Favorable à la légalisation des psychotropes dans le cadre de la recherche médicale, A. Hofmann a toujours contesté la position de Timothy Leary, le « pape du LSD », qui, lui, souhaitait la légalisation des drogues pour tous. A titre d’exemple, il faut souligner que le LSD-25 a quand même trouvé une application médicale : c’est un stimulant des contractions de l’accouchement.

Centenaire, l’inventeur du L.S.D. : ça doit être aussi un bon stimulant tout court, non?

Sur l’indispensable ContreInfo, on peut lire une interview de Robert Reich qui fût Secrétaire d’Etat (ministre de là-bas) à l’Emploi de Bill Clinton où il détaille scrupuleusement les ressorts du capitalisme qui enrayent la machine démocratique. On peut ainsi y lire, ce qui n’est pas un scoop pour nombre de lecteurs de ce blog mais ça fait toujours du bien d’entendre des experts confirmer, que le « supercapitalisme c’est très bon pour les investisseurs qui maximisent leurs revenus […] » mais que « c’est néfaste à la production de biens publics, à la sécurité de l’emploi, au niveau des salaires, au climat de la planète… ». C’est dit simplement, clairement et sans ambages. Je ne vous conseille pas de souffler ça à Attali parce qu’en ce moment il est un peu à cran…

Il ajoute un peu plus loin que la « responsabilité sociale des entreprises » est un leurre. « C’est de la relation publique. Les entreprises en font juste assez pour maintenir leur image. Il y a là un véritable danger, celui que l’opinion publique finisse par croire que les entreprises ont de réelles préoccupations sociales alors qu’il n’en est rien. En matière d’environnement par exemple, les entreprises ne sacrifient jamais leur retour sur investissement. »

Voilà ce que l’on aurait bien voulu lire dans le « rapport » de la Commission sur la libéralisation de la croissance en France. Parce que c’est bien sympa de nous proposer des décisions – car il est bien précisé dès l’introduction dudit rapport que ce ne sont pas des propositions – pour faire fructifier l’économie mais il serait bienvenu de montrer aussi les conséquences sur les budgets familiaux et l’organisation sociale de ces décisions.

Nous entrons, de fait, dans « l’hyperéconomie » que le même Jacques avait oublié de nous dessiner dans sa « brève histoire de l’avenir » sans apercevoir les bienfaits de « l’hyperdémocratie »!

« Le vieux débat droite-gauche brouille le regard ! Ensuite, nous devons apprendre à pratiquer notre citoyenneté. Il n’y a rien qui puisse remplacer des citoyens qui veulent changer la donne ! », conclue-t-il.

C’est bien ce que je veux montrer ici : Citoyens, résistons!

badge_green Grâce à Mondemo, j’apprends qu’aujourd’hui c’est le « blogday », le jour des blogs, quoi! Je la remercie de cette information que j’ignorais complètement mais comme je ne savais même qu’il y avait un jour des secrétaires et une fête mondiale des enfants, ça ne m’étonne pas. En général, ce sont même des « fêtes » que j’ignore superbement, car la plupart ne sont, en fin de compte, que des prétextes à nous bombarder de publicités ciblées pour acheter des fleurs, des parfums, des cravates ou de l’électroménager quand elles ne commémorent pas carrément une tuerie quelconque quoique sanglante (fête des mères, par exemple).

Alors voilà le principe :

1 . On sélectionne 5 blogs sans évidemment oublier d’en avertir les auteurs desdits blogs,

2. Il faut poster le 31 août,

3. Il faut ajouter le BlogDay tag et un lien vers le site BlogDay .

Mes 5 blogs du jour (de l’année?) :

Le blog de Sy! que je trouve plein d’humour noir et d’auto-dérision et tellement beau,

Au pays d’Akka, qui est, en fait, une entrée dissimulée vers un monde fantastico-réaliste où la poésie est le mode d’expression,

Le blog de Pierre pour son délire permanent, salvateur et qui donne à penser, ce qui n’est pas si courant de nos jours,

Pour une France plus fraternelle, animé par Augustine de Kervalec, toujours frais et rebondissant,

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui. Ce ne sont pas forcément mes blogs préférés mais je m’y retrouve souvent ces derniers temps.

Image  —  Publié: 31 août 2007 dans Amabilités

Inachevé ?

Publié: 23 novembre 2004 dans Prise de tête

Ecrire, oui, mais finir?
Depuis toujours, j’aime écrire. Pour moi, pour quelqu’un(e), pour les autres ou pour rien. Et depuis toujours, je ne sais pas finir. J’ai entamé l’écriture de 3 ou 4 romans, des essais, des poëmes et même des écrits professionnels qui n’ont jamais connu de fin. Je pars bille en tête, crayon en main et « l’épée de lumière » et, lassitude, changement d’humeur, nouvelle activité ou visites impromptues aidant, je lâche. Comme on dit « être lâche ». Je perds courage (comme on dit dans ma campagne natale : « un peu de courage! ») et le truc s’écroule dans un coin.

Avec les ordinateurs, c’est pire : les bouts de textes traînent partout, sur les disquettes, dans les sillons des disques durs éparpillés en petits zéros et uns. Parfois, je n’arrive même plus à les reconnaître.

Le blog m’avait paru une bonne alternative, voire thérapie : j’écris un truc de temps en temps, personne ne lit et moi j’ai l’impression d’être publié dans mon inachèvement chronique. Encore raté! Maintenant, je me dis : tiens j’vais écrire un truc sur mon blog! et puis je réfléchis et je me dis : ça mériterait d’être critiqué par d’autres et, hop!, je poste sur Revivre ou sur le club de la matrice ou ailleurs, et le blog reste vide.

C’est grave?

Votez pour le président du monde

Publié: 29 octobre 2004 dans Déambulations

Bon, évidemment c’est facile, mais le résultat de cette élection virtuelle apporte quand même des informations intéressantes sur la vision qu’a le monde de la politique américaine…

Election, piège à cons

Et le romantisme, bordel !

Publié: 21 octobre 2004 dans Prise de tête

Continuant une discussion engagée de longue date avec mon meilleur ami, E., une discussion récurrente, évidemment, nous en sommes arrivés récemment à la conclusion, provisoire, que je ne comprenais rien aux concepts de romantisme, de sensibilité et d’affection avancés régulièrement par mon amie, N. Notions régulièrement reprises par mes compagnes successives. Et qui viennent souvent alimenter des conflits, voire des ruptures.

En lisant Léviathan de P. AUSTER, j’ai pu mesurer récemment que je n’étais pas le seul à me débattre dans ce bourbier. Je suis toujours aussi ignorant de l’amour qu’au premier jour. Je m’acharne à nouer des relations amoureuses sitôt que que je me sens emporté par un tourbillon de sentiments envers une personne. Je me jette dans l’aventure en espérant que je vais explorer des terres inconnues avec ces personnes et, invariablement, je nous retrouve sur le seuil d’expériences déjà vécues mille fois, par moi ou par elles.

J’ai l’impression de faire ce qu’il faut pour émerveiller ces instants passés ensemble, mais chaque fois, j’aboutis à un échec. Récemment encore, je me suis vu reprocher de ne faire preuve concrète de mon affection, de mes sentiments alors que ma réaction devant un sentiment d’impuissance face à des difficultés du quotidien a été de soulager ma compagne de ma présence afin de ne pas alourdir « son fardeau ». Elle est tellement merveilleuse, altruiste, prête à se sacrifier – presque physiquement, puisque malade – pour l’autre – moi, ses enfants, ses proches – que je ne me sens pas autorisé à lui imposer ma présence qui ne ferait qu’ajouter de la souffrance à la sienne. Son point de vue, c’est que, ce faisant, je ne fais que fuir et ne pas prendre soin d’elle. Cela pourrait être vrai, si j’étais en capacité de « l’aider », ce que je ne suis pas. Mes difficultés sont aussi lourdes que les siennes, sinon plus car je n’ai pas d’appartement, et si je n’arrive à trouver de solution pour moi, je me sens un poids supplémentaire pour elle, ne pouvant résoudre les siennes.

Je l’aime, je n’arrive pas à lui montrer, c’est un fait, elle m’aime, c’est indubitable pour moi, mais nous n’arrivons pas à être sur la même longueur d’ondes pour nous comprendre. Est-ce pour autant que je ne sais pas montrer mes sentiments, mon affection pour elle, mon attachement? Je ne le crois pas et pourtant c’est celà qui nous éloigne peu à peu.

Propagande

Publié: 20 octobre 2004 dans Déambulations

Aujourd’hui, j’ai trouvé ça : sur le tabagisme passif.

Bien vu, non?

De nombreux sociologues, pas tous de gauche, ont démontré depuis fort longtemps que la pauvreté est le fruit de l’échange capitaliste des valeurs tant financières que culturelles. Plus : elle est indispensable et indissociable du développement capitaliste. Sans pauvres, plus d’économie capitaliste. Celui qui le montre le mieux est un gars, Friedmann, je crois, qui est la référence du néo-libéralisme à la Reagan (qui n’y connaissait rien) et Thatcher.

En outre, c’est très intéressant que soit utilisé le terme « déshérités » puisque c’est justement de cela qu’il s’agit : l’héritage. Héritage du capital financier mais aussi, et surtout, capital socio-culturel. Il est inutile de rappeler qu’il est démontré depuis fort longtemps également que les chances de réussir augmentent avec le fait d’appartenir à une famille ou un groupe socio-culturellement favorisé (Education Nationale, banquiers, cadres sup, artistes, etc.)
Mais, bien évidemment, il y a des individus, qui ont des « ressources » personnelles qui peuvent largement contredire ces analyses, mais ce ne sont que des individus, des exceptions qui confirment la règle, en quelque sorte!

La pensée de Manset, exprimée au long de ses interviews, peut peut-être se résumer aux notions familières de responsabilité, autorité du père, confiance dans l’ordre, notions habituellement associées aux valeurs de droite, disait l’autre jour un membre du regretté forum Revivre.

Le maître mot, là-dedans, c’est « habituellement ». Je « pense », par exemple, que les 3 notions qu’il cite ne sont classées à droite que par les imbéciles et les fachos. La responsabilité n’est ni de droite ni de gauche. Etre responsable consiste, en résumé, à s’assumer et à assumer les actes en lesquels nous nous reconnaissons. A gauche, ils disent citoyen, par exemple, à droite je ne sais pas quoi, mais au bout du compte, c’est la même chose : responsabilité.

L’autorité, ou l’autorité du père, n’est depuis longtemps plus de gauche : Hannah Arendt le montre très bien dans « la crise de l’autorité » et elle n’était pas de droite. En outre, cette notion fait surtout partie des concepts psychanalytiques et n’a pas grand chose à voir avec la politique.

Quant à la confiance dans l’ordre, je renvoie, sans commentaire, au slogan anarchiste : l’anarchie c’est l’ordre.

C’est ce que j’appelle des concepts-valises. Une fois ouverts, on y met ce que veut. Comme le font la plupart de nos commentateurs (journalistes, politiciens, ou pseudophilosophes, genre Luc Ferry)

Je pense qu’on trouve parmi les amateurs de Manset surtout des gens curieux, qui ne s’arrêtent pas aux apparences, qui s’interrogent et qui, en celà, se reconnaissent dans les textes de Manset, qui n’alignent pas d’idées préconçues. Manset essayent de les éviter dans les interviews, mais, malheureusement, n’y arrive pas toujours.